Je voudrais vous donner un rêve inachevé
Choyez-le, bercez-le, qu’il soit fluorescent
Quand je viendrai plus tard heurter mes insomnies
Sur les appels fuyants d’une mer indomptée
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Quand chantent les lendemains
L’aube s’est rassasiée des longues sensations Qui gisent sur un lit entre deux oreillers Sur des mamelles nues qui accueillent un rayon De soleil matinal comme un vieil habitué J’ai enlevé le voile qui cachait la jouissance Mais tu l’as reposé sur ton cur, sur tes sens Pour que je sois un jour comme tous…
Je vous écris des mots…
Je vous écris des mots qui racontent le temps Celui que vous aimiez quand vous aviez quinze ans Vous étiez cette fleur qui s’ouvrait à la vie Je vous écris des mots qui vous disent les joies Qui donnaient le frisson à votre âme en émoi Vous étiez l’horizon que l’aurore ravit Je vous ai…
Les pas que je fais
Il n’y a de chemin que les pas que je fais Je suis de l’aube claire au rouge crépuscule Passager du grand air dont l’unique trophée Est la bruine marine aux rondes molécules Je ne chercherai plus au-delà de l’instant Les chemins de traverse où les orbes rayonnent Leur danse circulaire enfle le vent d’Autan…
Souvent de nos enfers nous miroitons en vain
Souvent de nos enfers nous miroitons en vain Un monde sans douleurs où fleurit un matin Sans haine et sans blessure, si léger et si frais Qu’il porte les visions de nos rêves éveillés Nous sommes de passage, êtres sans lendemain Et anxieusement nous nous cherchons sans fin Oubliant le présent en quête d’un destin…

Quelle aube est sans lumière
Ton cœur a pris racine en ses hivers défuntsVois-tu encor la fleur qui s’offre à la roséeQuand l’onde caressante essaime ses parfumsLégers de brume d’ambre ou de crachin boisé Le clair de lune a lié sur la terre brûléeSes feuillages de givre où figent tes fêluresDans tes yeux pétrifiés, tes prunelles geléesSemblent deux gouffres noirs…
Au journal de vingt heures
As-tu vu sur son corps les coulisses du temps S’ouvrir puis se fermer comme des alvéoles Pour répandre à leur guise en entrouvant la fiole Le poison qui pourrit les entrailles des gens ?
Un commentaire
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Tu es déjà toi-même un rêve très incarné
Que ferions-nous de l’ombre d’une ombre, même offerte
Essaie donc vite de trouver ton identité
Dans l’obscur labyrinthe dont Psyché s’est couverte
L’inachevé débouche sur l’ouvert, le feu
Pourquoi faut-il le terminer, beau ténébreux
Si tu es victime d’insomnies hallucinées
C’est le vilain mental qu’il convient de calmer
La mer de l’être est toujours reposante et douce
Les tempêtes du désordre ne sont que bulles
Ton désarroi n’est que de la pensée qui glousse
Ricanements mesquins qui sont tels des virgules
La clés des songes n’ouvre pas la porte d’éther
Qui fait tomber les murailles grises de poussière
Un bain de péché ne reproduit que l’erreur
De voir la caresse du temps comme un acteur