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Le concepteur rédacteur est un spécialiste de la communication écrite. Formules chocs, textes courts ou longs, baselines, recherche de concepts… il intervient sur différents supports print et Internet. Vous découvrirez ici différentes facettes de mon métier et différents styles d’écriture. Cet espace est aussi un lieu d’échanges, ouvert à tous ceux qui sont sensibles à l’écrit et aux choses de la vie. Une petite fenêtre sur le vaste monde pour brasser nos différences. Bienvenue !

Lignes de rimes

L'empreinte du vent sur les terres brûlées...

La lourdeur des jours ronge comme une tumeur
Les morsures des songes infligent la douleur
La complainte s’élève des falaises de craies
Et le chant des adieux laissent s’ouvrir les plaies

  

L’angoisse glace l’air malgré le clair de lune
Du nord vient la rumeur qui court sur les dunes
La nuit ne laissera, avaient prédit les runes
Que l’empreinte du vent sur les terres brûlées

Lettre à l'homme qui meurt...

N’oublie pas que la vie nous égare parfois
Et qu’il faut des blessures pour retrouver en soi
L’espérance et l’envie d’aller bien au-delà
Des grands ciels blafards et des nuits sans Ã©clat

  

Lorsque le monde implose, n’oublie pas qu’il y a
Un monde qui repose entre chaos et gnose
Il imprègne les songes des instants épanouis
Et verdit les déserts où l’amour est enfoui

Souvent de nos enfers nous miroitons en vain

Souvent de nos enfers nous miroitons en vain
Un monde sans douleurs où fleurit un matin
Sans haine et sans blessure, si léger et si frais
Qu’il porte les visions de nos rêves Ã©veillés

  

Nous sommes de passage, êtres sans lendemain
Et anxieusement nous nous cherchons sans fin
Oubliant le présent en quête d’un destin
Qui meurt sans arrêt à chaque pas que l’on fait

Et quand ton souffle brasse l'immensité qui dort

Et quand ton souffle brasse l’immensité qui dort
Dis-moi si tu ressens dans l’abandon du corps
Les vibrations sublimes qui portent l’univers

Faut-il naître ou mourir...

Faut-il naître ou mourir pour voir l’aube enfin
Dans le ciel rouge et gris nous donner ce destin
Qui porte la Beauté des rêves cristallins
Jusqu’à nos âmes lourdes de siècles d’amnésies

Mais avons-nous compris que la vie nous habite
Et nous livre au néant dès que l’on hérite
Du souffle millénaire dans un jet de lumière
Qui inonde le temps et féconde l’oubli

Nous sommes des pirates

Nous sommes des pirates, lascars et sauvages
Nous laissons naufragés accrochés aux épaves
Les soldats, les marchands, les vaillants équipages
Brisés, désemparés, condamnés à l’échouage
Nous chantons, nous buvons, nous offrons à nos braves
Le rhum qui apaise après chaque abordage

Nous sommes des guerriers, barbares d’outre-tombe
Et nous tuons le temps et à chaque hécatombe
Le ciel a les couleurs de l’automne naissant
Nous fourvoyons nos rêves le soir dans les embruns
Oubliant dans les ports les houleux océans
Comme on largue au matin son sang adultérin

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